31.05.2007

DECIDEMENT...

Rien ne va plus...Voici un communiqué du bar Le Cox:

 

LE COX INTERDIT DE FÊTE DE LA MUSIQUE ET MENACE DE FERMETURE

"Depuis 8 ans chaque année le COX organise un événement festif lors de la fête de la musique qui reçoit l’agrément de la préfecture depuis 2001.

Cette année de manière arbitraire et discriminatoire le nouveau commissaire du IV arrondissement Monsieur RIGON a interdit au COX d’organiser l’événement alors même que les conditions de son organisation (installation, sécurité) sont en tous points identiques depuis 3 ans et ont démontré l’absence totale d’incident.

Par ailleurs, le commissaire Rigon fait pression sur le COX pour l’application d’un décret sur la consommation d’alcool sur la voie publique qui ne peut légalement s’appliquer au COX.

Le COX n’entendra pas laisser reculer ses droits et libertés et à travers eux les droits à la visibilité de la communauté Gay et Lesbienne.

Nous avons besoin de vous et vous informerons des actions que nous mènerons avec votre soutien."

L’équipe du COX

COX – 15, rue des Archives – 75004 Paris
Info : www.cox.fr

09.05.2007

PRESSION

Ça y est, la pression est retombée, on sait qui, pour les cinq ans à venir, sera aux commandes du pays dans lequel nous vivons.

Une autre pression se fait sentir.

Celle qui réduira notre culture plurielle à une culture de masse où la Star’Ac, TF1 et Johnny tiendront le haut du pavé et les cordons de la bourse.

Celle qui supprimera peu à peu les enseignements littéraires et artistiques.

Celle qui étouffera la diversité de la création (quel avenir pour l’intermittence ?), censurera la presse d’information, gay entre autres (voir le communiqué concernant les menaces qui pèsent sur le gratuit Illico).

Celle qui fera du chômeur un parasite alors qu’il est d’abord victime d’un système économique débridé à l’extrême.

Celle qui mettra à la rue la famille qui n’aura pas su retenir la rage de son gamin, en sucrant l’aide sociale qui vient péniblement s’ajouter à un salaire misérable.

Celle qui enverra un autre môme se frotter à la violence des prisons pour l’amener vers des issues toujours plus radicales.

Celle qui fichera notre ADN à la moindre occasion, qui sait déjà où nous sommes en temps réel par la surveillance et les techniques satellitaires (une idée : relisez Foucault !).

Celle qui cherchera dans nos gènes l’explication à notre différence. Votre différence.

Celle qui nous fera peut-être réagir, en tant qu’individus sensibles, sensibles à l’Autre, à notre environnement — social, culturel et physique.

Réagir en tant qu’homo, en tant que trans, en tant que femme, en tant qu’immigré, en tant que précaire… puisqu’il nous faut toujours catégoriser, communautariser, situer.

Cecile Bailly

 

 

REVEILLONS-NOUS !

Et bien voilà, c’est fini. La France a choisi un nouveau président. Plus moyen de faire machine arrière, l’homme a été élu démocratiquement. Alors il va falloir faire avec.

En tant qu’homos on s’interroge, et même on s’inquiète. Vanneste, ce député aux propos plus que douteux envers la communauté, ne fait-il pas partie de l’UMP ? 

Un couple d’amies, de droite par tradition, a envoyé un email à l’équipe de Sarko, l’interrogeant sur le mariage homo. Evidement, l’homme n’est pas pour. Nos amies ont voté à gauche. Et puis, que va devenir le magazine Illico ? Malgré les communiqués enthousiastes de Gay Lib (les gays de l’UMP), l’avenir ne semble pas très rassurant, non ?

Le week-end dernier, nous nous sommes rendus au festival REFLETS à Marseille, festival de films LGBT : « Des films d’aujourd’hui pour penser demain ». Une chouette manifestation, un peu désertée par le public cette année. Contexte électoral oblige. Dommage.

Nous avons entre autre assisté à la projection de La révolution du désir 1970, la libération homosexuelle, documentaire signé A. Avellis et G. Ferluga qui, à travers une série d’interviews, de portraits et d’archives, tente de retracer l’histoire du féminisme et du FhAR. On plonge dans la lutte de ces gens qui par leur humour, leur audace et leur créativité ont permis l’acquisition de droits pour nous les déviants, les anormaux… Des personnes sensées, apportant une véritable réflexion sur la société de cette époque pas si lointaine.

Aujourd’hui on est en droit de se demander si tous ces acquis ne vont pas être remis en question. Et avec une communauté plus encline au consumérisme et au conformisme, n’y a-t-il pas de quoi avoir peur, très peur ? N’est-t-il pas temps de remonter des réseaux, de s’organiser pour affirmer nos différences ? N’est-il pas temps d’être vigilant et de se réveiller face à une politique inquiétante et répressive ?

Car il est évident que nous ne voulons pas finir génétiquement modifiés…

Grib Borremans